C’est sur le parking du supermarché RAMCO que nous nous sommes retrouvés pour une nouvellevisite très attendue de tous, celle du marché aux perles le Mardi 26 Février.

Mais avant de flaner, de découvrir, de fouiller, de regarder le travail des vendeuses enfiler leurs perles sur des fils avec de grandes aiguilles, de créer des parures, prenons le temps de nous poser avec nos 21 visiteurs.

C’est au 2ème étage de l’ancien hôtel du Golf, premier hôtel au Togo, vieux bâtiment colonial désaffecté, chargé d’histoire que notre guide nous a raconté l’histoire des perles....

Pour l’histoire, en Afrique les perles sont remarquables pour leur abondance et l’importance qu’onleur apporte. Celles qui sont rares ou investies de pouvoirs particuliers portent des noms vernaculaires distinctifs. Sur tout le continent, les perles ne sont pas seulement des parures pour des raisons esthétiques mais représentent une forme d’expression communautaire et accompagnent l’homme dans les aspects matériels et spirituels de son existence.

Nous pouvons trouver une quarantaine de perles rituelles portant chacune un nom vernaculaire sur le marché de Lomé. En voici quelques unes :

- Les perles vénitiennes servaient de monnaie d’échange pour de nombreux négoces en Afrique par les italiens au temps de l’esclavage.

- Les perles « mille fleurs » faites en pâte de verre, on les appelle également « milleflori », héritièresdes perles mosaïques, produites à Murano et exportées vers l’Afrique coloniale.

- Les perles appelées « tchachasso » ou « cœur brisé » portées autour des hanches lors de cérémonies de mariage.

- Les perles « rikiki » , témoin d’une personne au cœur pur, faites en verre de Venise.

- L’agathe portée le plus souvent par les enfants pour « dévier les sorciers ».

- Les perles « aonlivi » portées par les veuves pour chasser l’esprit de leur défunt mari.

- Les perles « alomkou » aux couleurs de la mer, utilisées lors de rituels quand les anciens esprits se manifestent.

- L’ambre copale, résine naturelle ou encore gomme qui vient de la sève d’un arbre était utilisée pour la toilette en guise de parfum.

-Les perles « ademakou » qui ressemblent aux graines de l’ademe sont portées autour du cou ou sur les hanches à des fins esthétiques.

 

Sur le marché, nous pouvons trouver également des colliers faits de cornes de bœuf, peints au gabi ou henné noir mais aussi des colliers faits avec des coquilles d’escargots traités pour devenir decouleur blanche et travaillés avec beaucoup de délicatesse de par leur fragilité.

Autrefois troquées, la valeur monétaire des perles augmente en fonction des différents diamètres allant de 20 000 à 70 000 Fcfa.

Une présentation très intéressante et des visiteurs curieux de connaître l’histoire des perles, nousavons passé un moment convivial tous ensembles !

A l’issue de cette présentation, nous avons arpenté les ruelles du marché de l’artisanat pour découvrir les petites boutiques avec des perles de toutes sortes pour le plus grand plaisir de chacun !!!

Nous sommes également allés découvrir le nouveau marché d’Agbadahonou avec des perles vendues au détail en passant par les perles de rocailles, les perles de fantaisies, des perles de toutes les couleurs et de toutes les formes qui font la beauté du marché !!!!!

Vous ne le connaissez pas encore ? Ne vous inquiétez pas ! Nous ferons une nouvelle visite du marché dans le courant du mois d’Avril !!!!!

A très bientôt !

Notre mission, accueillir les nouveaux arrivants à Lomé et favoriser les échanges et les rencontres à la découverte du Togo grâce aux multiples activités et événements proposés à nos membres.

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